Le gouvernement conservateur de Stephen Harper nous a donné plusieurs raisons de douter de son engagement à l'endroit de la démocratie.
Il y a d'abord sa propension à proroger le Parlement lorsque les choses ne vont pas dans la direction qu'il souhaite, ensuite, sa tendance à limiter les débats sur pratiquement tous les sujets, et son dédain pour les gouvernements de coalition en dépit de siècles de tradition parlementaire, alors qu'il appuyait cette idée lorsqu'il faisait partie de l'opposition.
Mais rien ne peut être comparé au scandale des appels automatisés.
Lorsqu’il y a un changement politique important, il est toujours préférable d’attendre un peu avant de tirer des conclusions. Ainsi en est-il avec l’élection de Thomas Mulcair comme chef du Nouveau Parti démocratique.
Lorsque des milliers de Canadiens affirment ne pas être à l'aise avec les politiques coûte que coûte de construction de pipelines que met de l'avant le gouvernement, parce qu'ils s'inquiètent des enjeux économiques liés aux emplois, de la sécurité énergétique et des dommages causés à l'environnement, ils sont ignorés et rabaissés.
Le gouvernement Harper a étiqueté les syndicats, les environnementalistes et les groupes des Premières Nations – et quiconque s'oppose au projet de pipelines Keystone XL et Northern Gateway – de radicaux et d'anti-Canadiens.
Chapeau à la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants (FCEE) d’avoir organisé une journée nationale d’action aujourd’hui pour que le gouvernement de Stephen Harper comprenne que « l’éducation est un droit »!
Notre syndicat est solidaire avec les étudiantes et les étudiants partout au pays, au sens propre comme au sens figuré, parce que nous estimons que l’éducation peut mettre les gens sur un véritable pied d’égalité. Elle est au cœur d’une société égale.
Bureau national du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier
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