Stephen Harper et l’économie
Dave Coles
09 Août 2011Le premier ministre Stephen Harper réagit à l’actuelle baisse des marchés de la même manière qu’il l’a fait lors de la dernière crise en 2008. C’est-à-dire en plongeant sa tête dans le sable et en refusant d’intervenir.
Cette semaine, lors de sa visite au Brésil, Stephen Harper a déclaré que les Canadiennes et les Canadiens n’avaient pas besoin de s’inquiéter des lourdes pertes sur les marchés, et qu’il avait confiance en une reprise économique.
Il n’y a aucune raison de prévoir des mesures spéciales, a-t-il affirmé. À ce jour, cela ne change rien à notre évaluation globale.
Il a pratiquement dit la même chose il y a trois ans lorsque le monde entier a été plongé dans la plus grande crise économique depuis des décennies, et que même la société General Motors, autrefois prospère, a été contrainte de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite. À ce moment-là, il a rejeté les suggestions prônant une intervention d’Ottawa pour aider à stimuler l’économie et les travailleuses et les travailleurs canadiens alors qu’ils en avaient grandement besoin.
Aujourd’hui, il répond la même chose, résiste aux suggestions souhaitant que le gouvernement fédéral revoie ses décisions de réduction des mesures de relance économique qu’il a lui-même mises en place.
En plus, le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, cherche des manières de sabrer quelque 4 milliards de dollars dans les dépenses aussi tôt que possible. Retirer autant d’argent d’une économie fragilisée équivaut à encourager une récession.
Une approche inverse est nécessaire. Nous avons besoin d’une stratégie de création d’emplois qui cible la revalorisation de notre infrastructure vieillissante pour que le Canada soit bien placé afin de connaître un certain essor dans l’avenir.
Ce n’est pas le moment de s’en prendre aux travailleuses et travailleurs et aux emplois.
C’est le moment d’investir dans l’avenir, alors que l’avenir semble si incertain.
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