Écologistes et industriels sont ensemble, main dans la main, à la même table, et enterrent la hache de guerre. -
Bonsoir, mesdames, messieurs. Ceux qui l'ont négociée la qualifient d'entente historique; chose certaine, on n'a pas vu souvent des représentants de l'industrie forestière et des écologistes assis à une même table à parler d'une même voix. Il faut reconnaitre que l'accord annoncé aujourd'hui frappe l'imaginaire. Regardez bien cette carte : voici la superficie totale de la forêt boréale au Canada. Ce qui fait l'objet de l'annonce d'aujourd'hui, ce sont ces 29 millions d'hectares qui seront protégés de toute nouvelle exploitation, c'est à peu près la superficie de l'Italie, sur des portions de territoires allant du Québec à la Colombie-Britannique. Voyons d'abord ce qu'a préparé Maxime Bertrand.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Pendant des années, les écologistes ont mené un combat acharné contre les producteurs forestiers pour protéger la forêt boréale canadienne. La lutte est terminée... pour le moment du moins.
Une entente historique aux plans canadien et québécois.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Voilà le qualificatif que tous avaient sur les lèvres. En fait, ce que cette entente a d'historique, c'est qu'elle amène deux protagonistes à déclarer la trêve.
Aujourd'hui, écologistes et industriels sont ensemble, main dans la main, à la même table et enterrent la hache de guerre.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Le pacte couvre 72 millions d'hectares de forêt boréale. Mais pendant trois ans, il n'y aura aucune nouvelle exploitation forestière sur 29 millions d'hectares, dont 8,5 millions se trouvent au Québec. Pas de récolte ni de construction de route. Le but : rétablir les espèces en péril, comme le caribou forestier. Sur les 43 millions d'hectares restants, l'exploitation devra répondre à des normes rigoureuses.
ISABELLE DES CHÊNES (ASSOCIATION DES PRODUITS FORESTIERS DU CANADA) :
Ensemble, nous allons appliquer sur le terrain des pratiques d'aménagement forestier durables parmi les meilleures au monde.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
En contrepartie, les écologistes s'engagent à mettre fin leurs campagnes de boycottage, de dénonciations, de publicités négatives qui ont entraîné une prise de conscience au fil des ans.
JOSÉE BRETON (PORTE-PAROLE, CANOPÉE QUÉBEC) :
Cette prise de conscience collective a amené les clients corporatifs à demander des produits écologiques.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Et ce sont ces clients de plus en plus exigeants qui ont eu raison de la réticence des producteurs.
PIERRE CHOQUETTE (DIRECTEUR, AFFAIRES PUBLIQUES, ABITIBIBOWATER) :
On avait intérêt à justement signer une entente qui fait en sorte à ce que notre industrie puisse aller mieux.
MAXIME BERTRAND (REPORTER)
Même son de cloche du côté syndical : on croit que l'entente stabilisera l'industrie.
RENAUD GAGNÉ (VICE-PRÉSIDENT, SCEP-QUÉBEC) :
Quand on boycotte des produits, dans une crise comme on vit actuellement, c'est rien d'intéressant. Donc à partir du moment où tous les groupes sont capables de s'asseoir ensemble puis qu'on a une entente de trois ans, moi, je pense qu'on ne peut que sortir gagnant pour nos emplois.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Les signataires de l'entente soutiennent que sa réalisation doit être avalisée par les gouvernements autochtones notamment. Or, au Québec, les Premières Nations affirment qu'elles n'ont pas été consultées. Maxime Bertrand, Radio-Canada, Montréal.
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CÉLINE GALIPEAU (ANIMATRICE) :
- Les ennemis de toujours font la paix. Les forestières et les écologistes s'entendent pour protéger la forêt boréale.
MÉLISSA FILION (DIRECTRICE INTÉRIMAIRE, GREENPEACE QUÉBEC) :
Écologistes et industriels sont ensemble, main dans la main, à la même table, et enterrent la hache de guerre. -
Bonsoir, mesdames, messieurs. Ceux qui l'ont négociée la qualifient d'entente historique; chose certaine, on n'a pas vu souvent des représentants de l'industrie forestière et des écologistes assis à une même table à parler d'une même voix. Il faut reconnaitre que l'accord annoncé aujourd'hui frappe l'imaginaire. Regardez bien cette carte : voici la superficie totale de la forêt boréale au Canada. Ce qui fait l'objet de l'annonce d'aujourd'hui, ce sont ces 29 millions d'hectares qui seront protégés de toute nouvelle exploitation, c'est à peu près la superficie de l'Italie, sur des portions de territoires allant du Québec à la Colombie-Britannique. Voyons d'abord ce qu'a préparé Maxime Bertrand.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Pendant des années, les écologistes ont mené un combat acharné contre les producteurs forestiers pour protéger la forêt boréale canadienne. La lutte est terminée... pour le moment du moins.
MÉLISSA FILION (DIRECTRICE INTÉRIMAIRE, GREENPEACE QUÉBEC) :
Une entente historique aux plans canadien et québécois.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Voilà le qualificatif que tous avaient sur les lèvres. En fait, ce que cette entente a d'historique, c'est qu'elle amène deux protagonistes à déclarer la trêve.
MÉLISSA FILION (DIRECTRICE INTÉRIMAIRE, GREENPEACE QUÉBEC) :
Aujourd'hui, écologistes et industriels sont ensemble, main dans la main, à la même table et enterrent la hache de guerre.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Le pacte couvre 72 millions d'hectares de forêt boréale. Mais pendant trois ans, il n'y aura aucune nouvelle exploitation forestière sur 29 millions d'hectares, dont 8,5 millions se trouvent au Québec. Pas de récolte ni de construction de route. Le but : rétablir les espèces en péril, comme le caribou forestier. Sur les 43 millions d'hectares restants, l'exploitation devra répondre à des normes rigoureuses.
ISABELLE DES CHÊNES (ASSOCIATION DES PRODUITS FORESTIERS DU CANADA) :
Ensemble, nous allons appliquer sur le terrain des pratiques d'aménagement forestier durables parmi les meilleures au monde.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
En contrepartie, les écologistes s'engagent à mettre fin leurs campagnes de boycottage, de dénonciations, de publicités négatives qui ont entraîné une prise de conscience au fil des ans.
JOSÉE BRETON (PORTE-PAROLE, CANOPÉE QUÉBEC) :
Cette prise de conscience collective a amené les clients corporatifs à demander des produits écologiques.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Et ce sont ces clients de plus en plus exigeants qui ont eu raison de la réticence des producteurs.
PIERRE CHOQUETTE (DIRECTEUR, AFFAIRES PUBLIQUES, ABITIBIBOWATER) :
On avait intérêt à justement signer une entente qui fait en sorte à ce que notre industrie puisse aller mieux.
MAXIME BERTRAND (REPORTER)
Même son de cloche du côté syndical : on croit que l'entente stabilisera l'industrie.
RENAUD GAGNÉ (VICE-PRÉSIDENT, SCEP-QUÉBEC) :
Quand on boycotte des produits, dans une crise comme on vit actuellement, c'est rien d'intéressant. Donc à partir du moment où tous les groupes sont capables de s'asseoir ensemble puis qu'on a une entente de trois ans, moi, je pense qu'on ne peut que sortir gagnant pour nos emplois.
MAXIME BERTRAND (REPORTER) :
Les signataires de l'entente soutiennent que sa réalisation doit être avalisée par les gouvernements autochtones notamment. Or, au Québec, les Premières Nations affirment qu'elles n'ont pas été consultées. Maxime Bertrand, Radio-Canada, Montréal.
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