Des perturbations possibles du service chez Direct Energy aggravent les problèmes de relation avec les consommateurs que connaît l’entreprise
La controverse entourant les contrats de location de chauffe-eau de l’entreprise ontarienne Direct Energy s’est aggravée en raison des perturbations possibles du service liées aux négociations d’une convention collective avec son personnel syndiqué.
Environ 550 membres de la section locale 975 du Syndicat canadien de l’énergie et du papier, qui représente le personnel de bureau et opérationnel à temps plein et à temps partiel, ont accordé à leur comité de négociation un mandat de grève par une majorité écrasante. Les membres du SCEP sont employés dans les services de plomberie, de chauffe-eau, de chauffage, de ventilation et de climatisation offerts à plus d’un million de propriétaires partout en Ontario, notamment pour l’installation et l’entretien des chauffe‑eau et des fournaises.
Le mandat de grève a été accordé la semaine dernière en réponse aux demandes de concessions de l’employeur en ce qui concerne les salaires, les avantages sociaux et l’établissement des horaires de travail. L’employeur demande également des changements dans les normes de qualification du personnel qui auront une incidence sur le placement et les mises à pied.
Le 13 mars, l’entreprise a obtenu du ministère du Travail un rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation, ce qui donne aux parties le droit de grève et de lock‑out à compter de minuit, le jeudi 29 mars 2012.
La semaine dernière, Direct Energy a soulevé une controverse dans l’opinion publique au sujet de nouveaux contrats qui auraient permis à l’entreprise d’exiger des consommateurs des sommes forfaitaires exorbitantes pour l’annulation de leur contrat de location de chauffe‑eau. Des milliers de consommateurs ont engorgé le système téléphonique de l’entreprise.
Un calendrier de retour à la table des négociations est en voie de préparation avec l’apport d’un médiateur nommé par le gouvernement provincial.






