Un pilote réintègre son emploi et récupère son salaire complet grâce au SCEP
Un arbitre a statué qu’un transporteur aérien basé à Saskatoon devait réintégrer au travail un pilote licencié à tort et lui verser son salaire complet et ses avantages sociaux après que le SCEP ait porté cette affaire devant une audience.
L’arbitre Frank Moorgen s’est prononcé contre l’affirmation de West Wind Aviation que le pilote Mark Urlacher avait remis sa démission. « Je conclus que le plaignant n’a pas démissionné, mais qu’il a été injustement licencié par l’employeur », a écrit l’arbitre Moorgen.
Alors que les problèmes impliquant M. Urlacher se sont produits au moment d’une campagne de recrutement du SCEP – dont l’issue a été positive pour les 70 pilotes – il n’y avait pas de convention collective en vigueur au moment du licenciement. Le SCEP a lutté contre le licenciement injuste de M. Urlacher en vertu du Code canadien du travail.
Le licenciement a eu lieu parce que M. Urlacher avait dit à son employeur qu’il passait une entrevue pour un emploi à West Jet Airlines. C’est une pratique courante dans l’industrie, car les pilotes ont besoin d’une référence de l’employeur. West Wind s’est servi de cette information comme d’une démission. L’arbitre Moorgen s’y est opposé.
« Bien que l’employeur ait crû que M. Urlacher démissionnait de son poste, l’entreprise a été fautive de conclure que cette information consistait en une démission », a écrit l’arbitre Moorgen dans sa décision.
Le SCEP représente 10 000 travailleurs et travailleuses en Saskatchewan et des dizaines de milliers d’autres travailleurs et travailleuses d’un océan à l’autre dans les secteurs de l’énergie, du papier, des télécommunications, des communications graphiques, des médias et autres industries.






