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AbitibiBowater : La situation financière inquiète
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La situation financière d'AbitibiBowater ne s'améliore pas. L'entreprise enregistre une perte de 500 millions de dollars américains pour le premier trimestre de 2010.
À la même période l'an dernier, la perte était de 218 M$US, la moitié moins élevée. Le chiffre d'affaires a ainsi reculé de 1,2 % pour atteindre 1,1 milliard $US.
La hausse du dollar canadien a coûté 121 millions de dollars américains à AbitibiBowater. La fin du programme américain de subvention pour la liqueur noire, un sous-produit forestier utilisé comme carburant, représente pour sa part un manque à gagner de 33 millions de dollars américains.
Les travailleurs inquiets
Cette nouvelle contre-performance financière d'AbitibiBowater fait grandir l'inquiétude chez les travailleurs syndiqués de l'entreprise en phase de restructuration judiciaire depuis un an.
Le président du syndicat de la scierie Mistassini, Daniel Leblond, affirme qu'ils vivent des moments très difficiles. « Tous les représentants syndicaux, on fait des pieds et des mains pour essayer de trouver des solutions pour être capable de se sortir de ce marasme-là, puis essayer d'aider l'entreprise à émerger », précise M. Leblond.
Entente pour quatre scieries
Par ailleurs, les travailleurs de quatre scieries d'AbitibiBowater au Saguenay-Lac-Saint-Jean se prononceront le 30 mai sur un nouveau contrat de travail.
L'entente intervenue avec le Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) touche les scieries de Saint-Thomas-Didyme, La Doré, Normandin et Girardville.
Les termes de l'entente ne sont pas dévoilés pour le moment. Le vice-président du SCEP au Québec, Renaud Gagné, admet tout de même que d'importantes concessions ont été faites. « Ce qu'on a essayé de faire, c'est de limiter les dégâts, de choisir le moins pire des deux parce que dans le cadre d'une faillite, ce serait beaucoup plus grave », affirme M. Gagné.
La question de la caisse de retraite était au coeur de la négociation. Renaud Gagné indique qu'il a fallu faire des efforts pour protéger le régime des travailleurs et des retraités.
«Les travailleurs en sont conscients, ils ne se mettent pas la tête dans le sable, dit-il. Je leur ai demandé de voir s'il y a moyen de trouver un nouveau créneau pour l'usine de Gatineau, de voir si on peut approcher d'autres entreprises, je pense qu'il faut aussi regarder dans cette direction c'est clair.»
La participation d'AbitibiBowater dans le plan de relance demeure toutefois la solution privilégiée, pour l'instant, par le syndicat des travailleurs et le gouvernement du Québec.
Cependant, comme LeDroit l'indiquait dans son édition de jeudi, les deux projets mis de l'avant actuellement par le comité de relance ont déjà été analysés et rejetés par la multinationale.







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