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"Climat de déchéance" dans le conflit étudiant : Les députés de l'Outaouais accusent syndicats et "groupes marginaux"
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Les cinq députés libéraux de l'Outaouais déplorent la présence des
syndicats et de "groupes marginaux" au sein du conflit étudiant en
Outaouais et accusent ces derniers de vouloir s'approprier la cause
défendue par les associations étudiantes.
En marge d'une rencontre avec les représentants de l'Association
générale des étudiants de l'Université du Québec en Outaouais (AGE-UQO),
la députée de Hull Maryse Gaudreault a affirmé que la présence de
syndicalistes et d'activistes aux manifestations organisées par les
étudiants "alimentait le climat de déchéance actuel". Le comité de grève
de l'UQO est "très influencé par certains adultes activistes de la
région", estime-t-elle.
"Les groupes marginaux amènent un sentiment de terreur parmi la
communauté étudiante. Des personnes comme Bill Clennett (N.D.L.R.:
candidat pour Québec solidaire dans Hull) n'ont pas leur place dans ce
débat. Il devrait laisser les étudiants faire leur mouvement seul. On
sait très bien pourquoi ce genre de personnes sont là", a indiqué Mme
Gaudreault en faisant référence aux ambitions politiques de M. Clennett.
Le caucus libéral de l'Outaouais a lui aussi dénoncé la présence de
syndicats et de différents groupes de pression, hier, lors de la
manifestation organisée pour la visite de Jean Charest à Gatineau.
"Malheureusement, on lance des cris et des noms ce matin aux militants
du Parti. Lorsqu'on crie à nos membres qu'ils sont corrompus, on sait
très bien que ça ne provient pas des étudiants et je déplore qu'il y ait
plus de syndicalistes que d'étudiants ce matin", a souligné le député de
Pontiac, Norman MacMillan.
Un simple appui, dit le SCEP
Les partis politiques et les syndicats présents à la manifestation
d'hier matin affirment pour leur part soutenir la cause des étudiants
mais se défendent de s'ingérer dans le conflit.
"Il n'est aucunement question de s'approprier le conflit. Nous offrons
notre soutien aux étudiants et croyez-moi, ils sont assez grands pour
penser par eux-mêmes. Il serait temps que le Parti libéral du Québec
reconnaisse que les étudiants ont leur propre syndicat, soit leur
association étudiante, et il serait surtout temps que le gouvernement de
Jean Charest respecte la démocratie étudiante", a martelé Gaétan Ménard,
le secrétaire-trésorier du Syndicat canadien de l'énergie, des
communications et du papier (SCEP), qualifiant l'attitude du
gouvernement Charest digne d'une "république de bananes".







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