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Papiers White Birch L'échéance est reportée au 4 mai
Autre Editeur:
L'épée de Damoclès continuera de pendre au-dessus de la tête des
employés de Papiers White Birch jusqu'au 4 mai prochain.
Hier, à Montréal, la Cour supérieure a reporté à cette date l'échéance
qui doit permettre la conclusion d'une entente complète entre la
papetière et ses travailleurs sur le renouvellement des conventions
collectives et la confirmation d'engagements financiers de la part des
gouvernements, soit deux conditions préalables à l'acquisition par le
fonds d'investissement Black Diamond de l'entreprise qui s'était placée
sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers
des compagnies en février 2010.
La plus récente échéance se terminait aujourd'hui. Le syndic Ernst &
Young suggérait dans son rapport déposé devant le tribunal que
l'ordonnance initiale soit prolongée jusqu'au 1er juin.
Par ailleurs, le tribunal a exigé qu'un rapport d'étape lui soit
présenté au plus tard le 23 avril pour faire le point sur l'état des
échanges entre Papiers White Birch, le gouvernement du Québec et la
Ville de Québec sur l'aide financière exigée pour l'usine de Québec
maintenant que les 600 travailleurs ont accepté à 79 % l'offre finale de
règlement soumise par l'employeur. Il appert, selon diverses sources,
qu'en retour d'un investissement d'environ 100 millions $ de la
papetière, le gouvernement pourrait mettre sur la table un prêt sans
intérêt de 50 millions $ remboursable sur une période de 10 ans. Quant à
l'aide financière demandée à la Ville de Québec, la papetière - qui
achète de la vapeur en provenance de l'incinérateur - souhaiterait voir
sa facture annuelle de vapeur fondre de 10 à 5 millions $.
Nouvelles conditions
Rappelons qu'au cours des derniers jours, les travailleurs des trois
usines de Papiers White Birch au Québec - Stadacona (Québec), F.F. Soucy
(Rivière-du-Loup) et Papier Masson (Gatineau) - ont accepté de nouvelles
conditions de travail qui prévoient, entre autres, une baisse de 10 %
des salaires, la réduction des rentes de retraite et la terminaison des
régimes de retraite. Il s'agit de conventions collectives d'une durée de
10 ans qui viendront à échéance le 1er mai 2017.
"Le point devra être fait également, d'ici le 23 avril, sur les
discussions avec la compagnie à propos des dispositions problématiques
identifiées dans les ententes conclues à Rivière-du-Loup et à Gatineau à
l'égard des régimes de retraite", a laissé savoir le Syndicat canadien
des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ).
Dans un communiqué de presse, le syndicat a fait valoir que les ententes
intervenues avec les travailleurs étaient conditionnelles à la
résolution de ces problèmes. "Les nouvelles conditions de travail de
Masson et de Rivière-du-Loup, dont notamment la baisse salariale de 10
%, ne pourront être mises en application avant qu'une solution
n'intervienne avec la Régie", note le SCEP-FTQ.







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