En solidarité avec les mineurs indonésiens
Le SCEP a été le premier syndicat à répondre à une demande unique de l’ICEM envoyée à ses 225 affiliés pour qu’ils fournissent une aide financière aux grévistes de la plus grande mine de cuivre récupérable et d’or au monde. Dix mille miniers sont en grève depuis le 15 septembre au complexe minier de Grasberg en Indonésie, qui appartient à la très lucrative société américaine Freeport McMoRan.
Le Syndicat des travailleurs de PT Freeport Indonesia, ou le FSP-KEP (SPSI), est une branche du Syndicat des travailleurs de la chimie, de l’énergie et des mines (CEMWU) de SPSI. Ils ont complètement cessé toute production de la mine de la province de Papouasie en dressant un barrage invincible le long de la route de la jungle qui mène sur 120 kilomètres de la mine à la ville portuaire de Timika.
Ils ont aussi cessé l’acheminement de concentré d’or et de cuivre par une série de pipelines vers Timika.
L’ICEM a envoyé une équipe en Indonésie pour montrer leur solidarité aux grévistes, et ils ont constaté que les réserves alimentaires diminuaient. Le syndicat offre de la nourriture aux grévistes et aux membres de leur famille à partir de cinq grandes cuisines en plein air, mais il a dû commencer à rationaliser parce que les fonds de solidarité diminuaient grandement. Le SCEP a versé 5 000 dollars.
Ces mineurs sont payés entre 2,13 $US/heure et 3,54 $US/heure, et ils cherchent à obtenir une augmentation de 7,50 $US/heure pour égaler les profits que Freeport McMoRan retire de cette mine. Au deuxième trimestre de 2011, la compagnie a connu des bénéfices nets de 1,37 milliards de dollars US, dont 60 % provient de cette mine. Le président de la compagnie américaine, James Moffett, a reçu une rémunération globale en 2010 de 21,5 millions de dollars US.
La grève a connu des actes de violence, la police a tiré sur les grévistes et en a tué deux au mois d’octobre, alors qu’ils tentaient de monter à bord d’un autobus avec d’autres travailleurs pour rejoindre le barrage. En dépit du fait que la police a émis plusieurs ultimatums pour retirer le barrage, les grévistes et leurs partisans ont tenu bon, ce qui a forcé la compagnie à recourir à la force majeure en octobre.
Il s’agit du plus important conflit de travail dans le secteur de l’extraction minière dans le monde à l’heure actuelle, et le SCEP est fier d’avoir réagi aussi rapidement à l’appel de l’ICEM en fournissant des moyens de subsistance à ces courageux mineurs.







Ajouter un commentaire