Un travail de femmes
Les femmes et les syndicats
Environ 20% des 115 000 membres du SCEP sont des femmes. Elles travaillent dans toutes les régions du pays et occupent des emplois variant de ceux de secrétaire et de téléphoniste à ceux de mécanicienne, de tuyauteuse et de papetière. II nest pas étonnant que des femmes adhèrent au SCEP chaque jour.
Songez à ce qui suit :
- Les trois quarts des personnes travaillant à temps partiel et les deux tiers des personnes travaillant au salaire minimum sont des femmes. Ces femmes ont de bas salaires, peu d'avantages sociaux et peu de sécurité d'emploi.
- Les femmes n'ont pas toujours le même accès que les hommes aux bons emplois.
- II arrive souvent que les femmes accomplissent un travail de valeur égale à celui des hommes mais reçoivent une rémunération moindre.
- Les femmes sont ségrégées dans des emplois de bureau, de vente et de prestation de services où leurs compétences sont sous?estimées et leur rémunération est insuffisante.
- II arrive que les femmes fassent l'objet de harcèlement et même de violence au travail.
- Les problèmes de santé des femmes, comme le cancer du sein, les lésions attribuables au travail répétitif et l'abus de substances intoxicantes, sont associés de plus en plus aux conditions de travail.
Les femmes et le SCEP
Le SCEP lutte pour l'égalité sur un bon nombre de plans, soft à la table de négociation, devant les tribunaux, par l'éducation du public, par des campagnes publiques et par des pressions faites sur les hommes et femmes politiques.
Ses politiques axées sur faction indiquent les moyens à prendre pour atteindre ses objectifs, que ce soit par les sections locales qui négocient pour l'égalité, la collaboration avec d'autres syndicats ou la création dune campagne dans les médias.
Le Comité de la condition féminine du SCEP est le moteur derrière les progrès réalisés par le syndicat en matière de condition féminine. Ce comité dont les membres sont élus tous les deux ans pendant le congrès national du SCEP établit l'ordre de priorité et le plan d'action du SCEP dans ce domaine.
Progrès réalisés par la négociation collective et sur le plan législatif
Le SCEP a été l'un des premiers syndicats à négocier des congés de maternité payés, des congés d'adoption payés et la réduction du temps de travail.
Le SCEP s'est aussi battu pour :
- Des salaires plus élevés (les femme syndiquées gagnent 33% de plus, en moyenne, que les femmes non syndiquées, selon Statistique Canada)
- Plus de congés payés
- Une aide financière pour des services garde d'enfants et des garderies en milieu de travail
- Plus de sécurité d'emploi
- Une protection contre la discrimination le harcèlement
- Des congés payés pour obligations familiales
- L'équité salariale
- De meilleures plans de pension
- Des lieux de travail plus sains
Politiques axées sur l'action
Une des raisons pour lesquelles les femmes n'ont pas le même statut au travail est qu'elles sont encore appelées à accomplir la majeure partie du travail de soin des enfants et des autres tâches familiales dans la société.
La politique du SCEP intitulée Travail et famille définit ce dont les femmes ont besoin pour compenser leurs horaires chargés. Le Plan d'action pour l'égalité propose des mesures à prendre au sein du syndicat, au travail et dans la société pour favoriser les groupes recherchant l'égalité, y compris les femmes.
D'autres politiques indiquent les objectifs du syndicat en matière d'action politique et de négociation dans les domaines du travail à temps partiel, des handicaps associés à la grossesse, des droits de la personne, de l'équité en matière d'emploi, de la lutte contre le harcèlement, de la garde d'enfants et de l'équité salariale.
Comité de la condition féminine représentatif
Le nombre croissant de femmes qui font partie du SCEP lui donne une source toute nouvelle de force et de direction. Des femmes de chaque région et de chaque secteur du SCEP sont représentées au sein du Comité de la condition féminine du SCEP, qui comprend en outre au moins une personne représentant les minorités visibles.
Pour mieux répondre aux besoins des femmes faisant partie du SCEP, ce comité est en train d'établir un réseau de communication et de soutien. II tient tous les deux ans une conférence sur la condition féminine à laquelle participent des femmes des différentes parties du pays qui partagent leurs expériences et développent de nouvelles compétences. Le comité s'occupe non seulement de diffuser des politiques précises sur des questions de condition féminine mais aussi de rapprocher le SCEP de toutes les travailleuses. Par exemple, des personnes faisant partie de minorités raciales participent activement aux efforts de recrutement du SCEP. Et pour témoigner de la diversité de ses membres, le SCEP réserve des postes au sein de son Conseil exécutif aux femmes et aux membres de minorités visibles.
Le Comité de la condition féminine publie un bulletin périodique et des documents particuliers sur des questions de condition féminine, comme par exemple la trousse sur le harcèlement. II s'efforce particulièrement de mettre en évidence des dates importantes telles que le 8 mars, Journée internationale de la femme, et le 6 décembre, Journée nationale de commémoration et d'activités concernant la violence dirigée contre les femmes.
Le SCEP a besoin de vous!
Il est clair que le mouvement syndical a été l'un des principaux véhicules de l'amélioration de la qualité de vie des femmes. Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier a joué et continuera de jouer un rôle important à cette fin. Mais il ne pourrait y arriver sans l'aide de ses membres. Le fait de vous impliquer dans votre syndicat donnera un sens supplémentaire à votre vie et aux vies de nombreuses autres personnes. Communiquez avec le Comité du SCEP sur la condition féminine pour obtenir de plus amples renseignements sur les moyens de participer à nos efforts.
Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier
301, avenue Laurier Ouest
Ottawa, Ontario, K1P 6M6
Tél : (613) 230-5200
Téléc : (613) 230-5801
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